Portrait Yann

Avec le souci d’en sublimer les accidents, Yann Perrier travaille le bois comme un fétiche : il utilise la morsure du feu, l’attaque de la tronçonneuse, les bois cassés par le vent, la matière dégradée par le temps sans plus aucune valeur marchande, et il entretient une certaine ambiguïté entre l’accident naturel et son propre travail qui semble devoir passer d’abord par une phase de destruction.

Yann Perrier magnifie la brutalité de ces bois en y associant le verre acrylique qui transforme ses sculptures en écrins de lumière, en inclusions à vif ou en fragments fossiles comme autant d’incantations à la paix.

Philippe Aubert